Lectures de 2017 

L’idée : au moins un livre (fiction, non fiction, bd, mook) par semaine.

Semaine 1: Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie (commencé en 2016)

Semaine 2: The Heart Goes Last, de Margaret Atwood (commencé en 2016)

Semaine 3: D’Écosse, de Cédric Pignat (commencé en 2016)

Semaine 4: Le téléphérique, Sylvain Tesson

Semaine 5: L’Arabe du futur (vol. 1), Riad Sattouf

Semaine 6: Un zoo en hiver, Jirô Taniguchi

Semaine 7: j’ai commencé plusieurs livres, pas eu le temps d’en finir un :-/

Semaine 8: Le grand marin, Catherine Poulain

Semaine 9: Être ici est une splendeur, Vie de Paula M. Becker, Marie Darrieussecq

Et aussi : Mes lectures en 2016

Journée mondiale contre le cancer

[J‘allais flooder sur Twitter et je me suis souvenue que j’ai un blog. Autant écrire ici, tant pis si vous n’êtes que trois à lire ça.] [Vous trois, vous êtes sympa :-*]

Aujourd’hui 4 février 2017, c’est la Journée mondiale contre le cancer. Ou de lutte contre le cancer. Ou du cancer. Tout de suite on me crie dans les oreilles « c’est crétin de dire le cancer, il y a plein de cancers différents ». Oui, et alors ?

Alors ça reste important de parler de cancer (voyez, je ne dis pas du, mais de). Pourquoi ? Parce que:

  • c’est parler de la maladie elle-même, ses multiples facteurs, causes, formes. C’est donc parler de notre environnement, de la lutte nécessaire contre la pollution, de la lutte nécessaire pour une alimentation saine (moins de pesticides et de colorants dans nos aliments, par exemple). C’est parler de notre sédentarité et du problème de l’obésité. C’est parler de l’importance de prendre soin de soi, d’encourager les personnes à faire du sport (et leur en donner les moyens, aussi), à manger bien (idem). C’est parler de l’importance du dépistage, puisque toute une catégorie de cancers se traite et se soigne si on dépiste la maladie à temps. C’est parler de l’importance des campagnes d’information (je pense au cancer du sein et au cancer de la prostate, par exemple). C’est parler de la lutte antitabac (et de l’hypocrisie des autorités en la matière).
  • c’est parler des traitements et de l’accès aux soins. C’est parler de la prise en charge des malades et de la formation continue du personnel médical. C’est parler de l'(in)humanité de certains médecins (il paraît qu’on dit oncologue parce que ça fait moins peur que cancérologue). À l’heure où les médecins facturent leur temps à la minute, où le personnel hospitalier (infirmiers/ères, aide-soignant/e/s, etc.) doit rendre compte de son temps à la minute près, parler du cancer, c’est aussi parler des compagnies d’assurance-maladie, du combat de certains malades et de leurs proches pour être couverts et/ou remboursés. C’est parler des entreprises pharmaceutiques et des coûts des traitements (la chimiothérapie, c’est si cher que ça rapporte forcément à quelqu’un). C’est parler de la recherche dans les laboratoires et de son financement.
  • c’est parler de l’encadrement et du soutien des malades et de leurs proches, des associations de lutte contre le cancer, de toutes les personnes – bénévoles ou non –  qui consacrent leur temps à accompagner des malades à leur séance de radiothérapie ou de chimiothérapie ou à aider les malades concrètement dans leur quotidien.
  • c’est parler des soins palliatifs, de la gestion de la douleur, des unités de soins palliatifs, de la formation du personnel qui y travaille, de l’accompagnement des malades et de leurs proches quand les traitements ont échoué. C’est parler de l’euthanasie aussi. C’est parler du deuil et du soutien psychologique.

Voilà pourquoi c’est important de parler de cancer (j’ai sûrement oublié plein de choses), et pourquoi une journée comme aujourd’hui n’est pas inutile.

Je suis désolée que certains d’entre vous soient/aient été affecté/e/s par un cancer, directement ou indirectement. Vous n’êtes pas seul/e/s. Parlez-en ! Je vous souhaite d’être écouté/e/s, entendu/e/s et soutenu/e/s.

Je suis aussi désolée que certains d’entre vous estiment que ce n’est qu’une « journée mondiale de blablabla » de plus. La prochaine fois qu’une célébrité meurt d’un cancer, plutôt que de vous contenter d’un « R.I.P. » sur Twitter, tâchez de faire un don à votre ligue locale de lutte contre le cancer. Ça pourrait servir, par exemple, à payer une partie de l’essence du bénévole qui conduit un malade à sa séance de radiothérapie 5 jours par semaine.

Prenez soin de vous, surtout.

Et putain, arrêtez de fumer, c’est dégueulasse.

De 2016

De 2016, je décide de ne garder que les choses positives. Je laisse derrière moi un décès, les douleurs physiques, les crises d’angoisse, de larmes et d’insomnie, l’évanescence d’un « ami », les colères, les mots qui blessent, les heures à attendre et à espérer pour rien, les frictions au boulot, les énervements, les trucs ratés, les trucs jetés, les trucs moches, les moments de fatigue lasse et triste, la solitude.

De 2016, je garde les bonnes décisions, les éclats de rire, les moments partagés avec les personnes chères, les découvertes, les beaux livres, les beaux films, les belles musiques, les coins de ciel bleu, les soirs calmes, les nouvelles choses apprises, les travaux terminés, les sourires en coin, les rencontres IRL, les débuts d’amitié, les cadeaux offerts et reçus.

Kroket 

Mon vieux chat dodu 💛

Update: il est tout malade. Il souffre d’insuffisance rénale chronique. Assez courant chez les vieux chats. Alors il a droit à un médicament et à un régime sévère. L’objectif est de le garder dans la meilleure forme possible, sans souffrance, aussi longtemps que possible.

Avancer

En septembre, j’ai subi une opération chirurgicale. Drôle d’expérience. Première hospitalisation de toute ma vie. Tout s’est bien passé et j’ai l’impression de reprendre le contrôle de mon corps – et de ma vie. Je souffrais d’une « condition » qui devenait pratiquement handicapante. Je suis contente d’avoir franchi le pas et d’avoir agi pour régler ce problème.

flocon

Amadouer son corps. C’est un long processus, qui requiert de la motivation et de la patience.

Maintenant j’ai repris le travail, je me sens plus sereine, même si la fin d’année n’est jamais une période bien joyeuse pour moi. J’aimerais pouvoir m’évader un peu, ce que je n’ai pas pu faire du tout cette année…

En attendant, je me concentre sur le présent.