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Dans les sables du Taklamakan

Le désert du Taklamakan se trouve dans la région autonome ouïgoure (Chine), au nord du Tibet. Il est surnommé “Mer de la Mort”. Son nom viendrait de l’expression ouïgoure “taqlar makan“, qui signifie lieu des ruines. Il fait 1000 km d’est en ouest et 500 km du nord au sud.

Au printemps 1895, l’explorateur/aventurier suédois Sven Hedin se lance dans une traversée du Taklamakan, accompagné de quatre hommes, huit chameaux, des moutons, des poules et deux chiens. Et tout un barda dont seul s’embarrasse un Européen qui a l’habitude qu’on porte ses bagages pour lui et qui ne peut se passer d’un lit (avec matelas et tout le tintouin), même dans un désert. L’expédition est risquée, mais Hedin part très sûr de lui dans cette région hostile. Il manquera d’y laisser la vie, perdra deux de ses hommes, la quasi-totalité des animaux et l’essentiel de son équipement.

Le récit de cette traversée, publiée aux éditions Nicolas Chaudun, est à la fois succinct et détaillé, Hedin prenant le soin de décrire avec minutie ce qu’il découvre (il fait des relevés topographiques et des croquis également) tout en mettant en avant son propre courage et sa détermination.

“À mes pieds, les nappes d’eau luisent immobiles comme de grandes glaces, reflétant tous les détails de la montagne. Au nord pointent les collines de Mazar-Alldi, tandis que, dans le nord-est, s’ouvre l’horizon infinie d’une steppe herbue, mouchetée de mares et de marais. La plaine est verte et jaune, la montagne violette, et dans le bas les eaux font des taches bleues…

Au coucher du soleil, une buée diaphane s’élève au-dessus des lacs et la brise se tait. Le grand calme du soir descend sur la terre.  De temps en temps, un coassement, un cri lointain d’oie, puis tout redevient silencieux.”

Sven Hedin, Dans les sables du Taklamakan, éd. Nicolas Chaudun

Dans la présentation du récit, François Graveline précise que le nom du Taklamakan signifie “une fois dedans, plus jamais dehors” et ajoute:

“Hommes et fleuves se sont engloutis dans ces sables cernés par des montagnes de plus de 6 000 mètres. Sven Hedin est le premier à s’y aventurer et à en revenir.”

La cité aux 7000 moniales

Il y a au cœur des montagnes de la région tibétaine du Kham (province chinoise du Sichuan) une ville surgie comme par enchantement, blottie dans un bras de la rivière Jinsha. On la nomme Yarchen. Cette ville compte 7000 femmes qui consacrent toute leur vie au bouddhisme et à la méditation.

Un reportage magnifique proposé par le magazine Animan (n°164, Juin-juillet 2011) et disponible sur son site: Yarchen – La cité aux 7000 moniales (fichier .pdf).

(source photo: China Trekking)