Dans La Route, Jack London évoquait avec force détails et descriptions, ces années de sa vie qu’il passa à vagabonder, en resquilleur professionnel des chemins de fer. Dans son récit, il dressait un portrait presque anthropologique, mais avant tout honnête et sans fioriture de ses “collègue” hobos, tramps et autres vagabonds du rail, pour la plupart des jeunes hommes qui avaient choisi de vivre sans entrave, sans loi, sans travail, sans toit, sans famille.
Sur le site Ridin’ Dirty Faces, on trouve une galerie de photos, d’un certain “Polaroid Kidd” (Mike Brodie), des portraits des vagabonds du rail de l’ère moderne, des hommes et femmes paumés, qui trimballent leur vie dans des sacs plastique, vivent dans la crasse et les détritus de wagons de marchandises, de gares abandonnées et dorment sur des gravats, le long des voies ferrées, dans la poussière de fer du ballast. Misère choisie ou misère subie, impossible de connaître leur passé, le parcours tortueux qui les a conduits là. Les chiens sont leurs seuls compagnons de route. A leur immense liberté qu’on croirait pouvoir leur envier répond seule l’immense tristesse de leur regard.
via Le surf du weekend, Télérama
Tagged: photographie, vagabondage

1 Trackbacks
You can leave a trackback using this URL: http://www.maplanete.ch/wp-trackback.php?p=600
Sur la route……
Commencez par aller lire le billet de Fabienne, qui vous plantera le décor avec beaucoup plus d’élégance que je n’en serai capable. Puis allez contempler les photos de Polaroid Kidd, qui arrivent à montrer une tristesse profonde, sans jamais fair…
One Comment
bouffé du rat pour le souper. Belles photos mais quelle vie de misère.