J’ai appris à écrire ou plutôt à bien rédiger avec force marques de ponctuation car la ponctuation est à l’écriture ce que la respiration est à la nage de compèt’ sans elle on coule on s’étouffe mais n’empêche aujourd’hui j’ai décidé que c’était pas une journée comme les autres pour plusieurs raisons donc j’écris ce billet sans ponctuation et c’est à vous de vous débrouiller pour comprendre et pour désemberlificoter mes propos qui vous le noterez ne sont pas des plus cohérents mais qui a décrété que je devais être toujours cohérente je vous le demande enfin bref j’en viens au fait puisqu’hier soir j’ai regardé un film que je n’avais pas forcément envie de voir mais je l’ai fait pour faire plaisir à un ami dont c’était l’anniversaire oui vous voyez de qui je veux parler d’ailleurs si vous avez oublié de lui souhaiter un bon anniversaire c’est trop tard c’était hier et il vous en veut à mort donc ce film il m’en parle depuis des lustres et tandis que j’étais devant mon poste de télé je me disais que c’était pas une bonne idée de s’obliger à regarder un film parce qu’on n’apprécie pas complètement l’histoire l’atmosphère le jeu des acteurs ce qui est d’autant plus vrai quand le doublage en français est médiocre et que le dvd n’offre pas d’alternative mais quand même il y a des scènes et surtout des dialogues très forts qui prennent à la gorge ou aux tripes je sais pas trop mais j’ai noté une phrase de Francesca qui dit que l’amour n’obéit pas à nos espérances je me suis répété cette phrase plusieurs fois pour être sûre de la comprendre et de ne pas l’oublier oui je sais j’aurais pu prendre un stylo et la noter mais je n’ai pas encore ce réflexe et puis j’aime me répéter certaines phrases c’est une façon que j’ai de me les approprier et les inscrire profondément en moi ah et aussi je me disais que justement l’amour vous savez le grand l’unique c’est quelque chose qu’on ressent et non quelque chose de logique de prévu de planifié d’imaginé de rêvé alors que j’ai l’impression de voir plein de gens autour de moi s’imaginer amoureux peut-être que je me trompe je ne sais pas mais je me dis que si on est dans une relation où on a besoin de faire appel à son imagination pour être bien c’est qu’on n’est pas là où on devrait être alors voilà peut-être que ce film c’était une expérience pas mauvaise finalement mais qui étrangement m’a demandé une énergie folle à tel point qu’à 22h j’étais couchée sans avoir même envie de lire alors que lire avant de dormir c’est un rituel précieux auquel je sacrifie presque tous les soirs même si le livre que j’ai commencé à lire l’autre jour m’agace un peu c’est un récit de Jack London La Route à ne pas confondre avec un autre Jack et une autre route et ma dernière expérience avec London remonte à l’adolescence je me souviens avoir lu coup sur coup Croc-Blanc et L’appel de la forêt qui m’avait terriblement plu mais là London raconte ses vagabondages en train à travers l’Amérique du Nord et je ne sais pas si c’est dû uniquement à la traduction mais je trouve ça ennuyeux et ça m’ennuie de trouver London ennuyeux donc je pense que je vais le laisser de côté pour le moment pour y revenir peut-être plus tard car ses Histoires des îles m’attirent plus enfin elles m’attiraient jusqu’à ce que grave erreur je passe à la CANF ce matin en sortant de la radio car j’ai acheté le roman de Jonathan Safran Foer tiens c’est étrange je n’arrive jamais à me rappeler comment on orthographie Jonathan où va le h ça me destabilise oui alors Jonathan Safran Foer est un jeune auteur new-yorkais et son roman c’est Extrêmement fort et incroyablement près un titre que je n’ai compris qu’au moment où j’ai lu le titre original qui est Extremely loud and incredibly close oui c’est fort comme loud et pas fort comme strong ça change tout mais quoi qu’il en soit ce roman c’est l’histoire d’Oskar un surdoué de 9 ans qui a perdu son père dans les attentats du 11 septembre et qui part dans une sorte de quête désespérée pour comprendre le pourquoi de cette perte et ce livre ça fait un moment que j’ai envie de le lire mais j’attendais qu’il sorte en poche et c’est fait alors je l’ai acheté et en sortant du magasin ça m’est tombé dessus on est le mardi 11 septembre comme il y a 6 ans c’est peut-être un signe ou peut-être rien du tout peu importe mais j’ai lu les premières pages dans le tram et je sais que je suis embarquée dedans cette histoire déjà ah ça m’embête parce que j’avais commencé à rédiger ce billet dans ma tête alors que j’étais au supermarché à la caisse et j’avais plein d’idées des idées drôles des idées impertinentes et des gros mots aussi en rapport avec le gouvernement américain mais elles se sont envolées ce n’est pas grave.
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Tagged: amour, histoires, Jack London, Jonathan Safran Foer
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14 Comments
Bon alors, j’ai tout lu.
Ça m’a crevé, je pense que je suis à deux doigts de la crise cardiaque.
Par contre, il y a un point à la fin :-D
finalement la ponctuation c’est quand même bien plus logique et compréhensible que l’amour même si parfois une virgule mal placée peut mettre le souk parfois mais en général c’est oublié dans les cinq minutes sauf si elle est vraiment très mal placée, par exemple
pt1… c’est maligne… t’as pensé à mon strabisme convergent hein dis!
Le film, c’était Bridges of Madison County? Et tu n’as pas aimé?
Romuald > gnagnagna
raph > c’est pas faux
Ollie > non j’y ai pas pensé
Mamzelle D > j’ai pas dit que j’avais pas aimé !!! (malheureusement, c’était “Sur la route de Madison
square garden“, en français dégueu)Ah si tu l’as un peu dit, puisque si tu écris: “(…)c’était pas une bonne idée de s’obliger à regarder un film parce qu’on n’apprécie pas complètement l’histoire l’atmosphère le jeu des acteurs”, la version française n’est pour rien dans ce manque d’enthousiasme, s’pas?
Ou alors c’est la ponctuation qui m’a joué des tours?
:-)
ben j’ai ajouté “il y a des scènes et surtout des dialogues très forts qui prennent à la gorge ou aux tripes”…
J’ai tout lu et je pense que je suis devenue violette ;)
J’n'ai rien lu, je repasserai quand j’aurai sommeil. :-D
ptet que quand on est amoureux c’est la phase avant d’aimer quelqu’un la phase où l’on rêve où l’on imagine ce que ce serait si et puis finalement quand la relation débute continue se termine on est plus amoureux on aime c’est plus un état c’est une action c’est constant et c’est conscient et puis un jour ca demande trop d’énergie et c’est là qu’on voit qu’on est plus à sa place en même temps je dis ca je dis rien il est minuit et j’ai trop de vodka dans le sang pour philosopher sur l’état de la virgule ou sur la route de Madison mais cette histoire imaginée rêvée espérée avortée elle reste touchante quoi qu’il m’en soit
T’avais jamais vu ce film!!! Ouaouh pour une fois que c’est moi qui peux dire ça!!! Je suis sinon d’accord; les voix sont merdiques mais quel film!
Bon à part ça par curiosité; en écrivant ton billet tu en as effacé combien de virgules et points que tu as mis par automatisme?
As-tu l’intention d’en faire un mp3, afin que l’on puisse juger de l’artiste sur son souffle ?
K-ro > quelques virgules, mais finalement assez peu: je maîtrise bien l’apnée en écriture
Jrom > j’en serais incapable. C’est Oskar, le narrateur du roman, qui affirme pouvoir jouer le Bourdon au tambourin…